L’église
Histoire de l’église de PLOUgonven

Les origines de la Paroisse doivent remonter à la migration bretonne de 514 à 525
Reconnu comme Patron primitif, Saint GONVEN fonda probablement la paroisse qui prit le nom de PLOUGONVEN. (Plou = Plebs et Conven = le fondateur).
D’après la légende, l’Église primitive devait se construire au lieu-dit Quilliou sur la route menant de Lannéanou au Cloître-Saint-Thégonnec. Deux menhirs d’environ 5 mètres de hauteur indiquant l’emplacement et la longueur de l’église que les paroissiens avaient en dessein de bâtir. Mais chaque nuit, une main mystérieuse venait bouleverser les fondements. Alors, on décida de placer la statue du Saint sur un char trainé par deux boeufs et de laisser ceux-ci vaquer à leur gré jusqu’à ce qu’il leur plu de s’arrêter. Les boeufs marchèrent au Nord. Parvenus là ou se trouve le bourg actuel, ils s’arrêtèrent et refusèrent de se remettre en route. Et l’on construisit là l’Eglise. Rien n’arrêta plus le travail des ouvriers.
Des donations à Saint Conven furent reçues jusqu’au XVIIIème siècle. Mais dès 1347, l’Eglise fut placée sous le patronage de Saint Yves.
La construction d’un nouvel édifice fut commencée dès le mois d’août 1507, mais ne fut approuvée qu’en 1511. Elle ne fut terminée qu’en 1523. On y retrouve le style Beaumanoir commun à plusieurs églises de l’époque. Elle fut remaniée à plusieurs reprises et notamment en 1702 par Mr Le Roux - de Launay, recteur. Mais son aspect primitif subsista jusqu’à 1930 où un incendie ne permit d’en conserver que les murs.
- Elle a été construite de 1507 à 1523.
- Le chevet a été modifié en 1702.
- Elle a brûlé dans la nuit du 1er Mai 1930: seules sont restés les murs et le clocher. Les travaux de restauration ont été achevés en 1933.
L’église contient un certain nombre de statues anciennes, entre autres:
côté NORD: Ste BARBE
St JOSEPH
St JEAN-BAPTISTE
Une PIETA
Côté SUD: St YVES, assis
Ste ANNE portant la VIERGE
qui porte elle-même JÉSUS,
enfant
St FRANÇOIS D’ASSISE
Les autels en pierre de Kersanton ont été sculptés par YANN LARHANTEC (natif de Plougonven), placés dans l’église de 1855 à 1874.
La bannière, côté Nord, date du 17ème siècle: elle comporte une adoration du Saint-Sacrement et la Vierge Marie.
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L’extérieur lui-même subit d’importantes modifications : une petite tour fut bâtie à la place de l’ancienne sacristie. Une nouvelle chapelle fut conçue à l’extrémité sud-est. Les tombes qui entouraient l’Eglise furent supprimées et à partir de 1936 transférées au nouveau cimetière. Seuls subsistent le Calvaire et la statue de Mr Le Teurnier que nous verrons à la sortie.
L’Eglise fut classée "Monument historique" le 19 Décembre 1913
L’intérieur de l’Eglise : En y pénétrant, on remarque que la clef de voute est timbrée du blason des Garspern, panetier de la reine Claude de France en 1518 et au dessus de la porte géminée du fond une date : 1518. Dans le pavé d’entrée est une dalle timulaire assez fruste sans doute le tombeau d’un quelconque seigneur.
Nous avons vu qu’il ne restait pratiquement rien de l’intérieur de l’Eglise après l’incendie de 1930. Cependant, quelques statues purent être sauvées et notamment une Sainte Anne portant la Vierge portant elle-même l’enfant Jésus. Cette forme de statue est extrêmement rare et il n’existe que très peu de semblables une autre Sainte Anne et enfin une Piéta toutes de très grande valeur. Avaient aussi échappé au sinistre deux belles bannières dont l’une serait un don de la Duchesse Anne de Bretagne. Remarquer le beau grand vitrail retraçant la vie de Saint-Yves, reproduction exacte de l’original de 1702.
En sortant par la petite porte du Sud-Est, on remarque un tombeau bien curieux du fameux Abbé Le Teurnier, né au Guervenan en Plougonven en 1783 et décédé au même lieu en 1883. L’excellent sculpteur que fut Yann Larhantec le représente debout sur sa tombe dans une attitude oratoire, et a ciselé sur les panneaux de la petite chaire gothique où est placée sa statue, les scènes les plus saisissantes des "taolennou" qu’il commentait si éloquemment. Il faut remarquer le talent du sculpteur, la finesse de son ciseau qui a su reproduire, ici, sur les quatre phases, les sept péchés capitaux. Remarquer aussi les titres de Monsieur Le Roux de Launay docteur en Sorbonne, gravés au moment de la réfection du pignon de l’Eglise en 1702.
En visitant le côté de l’Eglise, on peut observer le triple chevet garni de gargouilles et de frises sculptées. Elles portent des têtes grotesques, des macarons, des enroulements etc... Trois chapelles marquent l’aile gauche.
Et l’on arrive au porche de la Tour. On trouve à la clef de celui-ci un écusson qui est Garspern et Kerloaguen.
Les nervures de la voute s’amortissent sur quatre statuettes d’anges tenant des cartouches où on lit en caractères gothiques XPS (Christus) vincit, XPS regnat, XPS imperat, XPS nos benedictat.
Au fond du porche un angelot supporte les armoiries des de Garspern. A la sortie un bénitier. Les armes, avec écusson écartelé "d’une aigle éployée" des Kerloaguen sont aussi à mentionner. |