Le calvaire
Histoire dU CALVAIRE de PLOUgonven

- Il a été érigé en 1554. Il est le second dans l’ordre chronologique, le premier étant celui de TRONOEN, en St Jean Trolimon
- Il a été restauré en 1897 par Yann LARHANTEC.
- Il représente les pricncipales scènes de la vie et de la Passion du Christ
Au premier niveau:
L’Annonciation - la Visitation - la Nativité - l’Adoration des Mages - Jésus au Temple - le Baptême de Jésus - la Tentation au désert - l’Arrestation de Jésus - St Yves entre deux plaideurs.
Au deuxième niveau:
la Flagellation - le Couronnement d’épines - Jésus devant Pilate - Véronique et les femmes de Jérusalem - Jésus porte sa croix - Jésus est mis au tombeau - Jésus visite les Justes aux enfers - Jésus Ressucite.
Tout en haut:
Jésus en croix avec sa mère et St Jean, les deux larrons, 2 soldats - et au-dessous: Jésus est descendu de la croix pour être mis au tombeau.
A remarquer:
- la tête du Christ sculptée sur le mouchoir de Véronique.
- les costumes (sauf ceux de Jésus et de la Vierge) sont ceux des paysans et des bourgeois du 16ème siècle.
- l’un des gardes est armé d’une arquebuse.
- Malchus aux pieds de Jésus, alors que Pierre remet tout tranquillement son épée au fourreau.

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En pénétrant sur le placitre de l’Eglise de PLOUGONVEN, ce qui retient d’abord l’attention c’est le grand Calvaire, puis ensuite l’Eglise avec son ossuaire et enfin la petite Chapelle dite "Chapelle Christ".
Pourquoi le Calvaire : parce qu’il est l’un des plus anciens calvaires bretons (après celui de St Jean Trolimont), plus ancien que celui de Guimillau (1581) ou de Plougastel (1602). Il date de 1554, mais surtout parce qu’il est le seul octogonal.
Les promoteurs de l’ouvrage en furent les paroissiens de Plougonven qui firent graver sur sa face les caractères gothiques suivants : Cette Croix fust fayte en l’an mil V. LIIII à l’honneur de dieu et Nê dam de pitié et Monseigneur Sainct Yves - priés pour les trépassés.
Le schéma de lecture du Calvaire se fait sous la forme suivante : - la disposition présente les trois croix dans un plan vertical, orienté approximativement sud-ouest, face aux escaliers monumentaux par lesquels les paroissiens avaient une entrée dans l’enclos paroissial. Cette particularité réside dans le fait qu’elle est orientée face à l’entrée des paroissiens et non à l’entrée midi de l’Eglise comme l’aurait voulu l’usage.
La meilleure perspective est celle qui permet du haut de ces escaliers une vue d’ensemble du Calvaire.
A partir du registre inférieur débute l’Annonciation, la Visitation, la Ntivité, l’adoration des Mages, Jésus et les docteurs, le Baptême de Jésus, la Tentation, l’Agonie, Judas et l’arrestation du Christ.
Puis au registre supérieur : le Christ aux outrages, la Flagellation, le couronnement d’épines, le lavement des mains, Ponce Pilate, la Vierge et St Jean, Véronique, Portement de la Croix, la Mise au tombeau, la Descente aux enfers, et la Résurrection.
Plus haut : Notre Dame de Pitié, le bon larron, le mauvais larron, le cavalier centurion, le cavalier longuin, puis la Vierge et St Jean et finalement : la Croix du Christ.
A noter : une erreur dans le cavalier de droite qui porte "la main de justice" à la place de la lance décrite dans les Ecritures transperçant les flancs du Christ.
A noter également la collerette du cylindre des cavaliers où les sculpteurs avaient gravé leur marque par l’inscription gothique : reprise par Yann Larhantec : "Bastien et Henry Priget * estoit * Ymageurs"
Le calvaire a quatre mètres de hauteur et chacune de ses faces mesure 1m70. Les angles sont garnis de colonnettes rondes.
Les statuettes sont en granit local de Kersanton.
Renversé sous la terreur ce beau monument fut réédifié en 1810. La croix principale, complètement brisée fut remplacée par une croix en bois. De nombreuses traces de vandalisme subsistaient sur les diverses statuettes jusqu’en 1897.
C’est à un Plougonvenois que revint, à cette date, l’honneur de remettre en état la Calvaire. C’est lui en effet qui refit l’inscription "aux Ymageurs" c’est-à-dire "aux sculpteurs". Il s’appelait ; YANN LARHANTEC.
On peut admirer le minutieux travail de cet artiste dans les retouches, toujours visibles, les remplacements de membres de certaines statues et surtout dans la confection de la Croix, des larrons, des cavaliers et des saints. Yann LARHANTEC est décédé à MORLAIX le 1er Janvier 1913.
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